- ...putain, il est 17h, faut que j'parte !!
- ...
Il faut se relever du pouf ds lequel on était avachis, retrouver une posture + humaine, au milieu de sa chambre, debouts sur son parquet.
Et puis enlassade. Je suis ds ses bras, il me serre fort contre lui, m'embrasse encore et encore. C'est dur, on peut pas s'arrêter, pourtant il faut s'en aller, ses parents risquent d'arriver...
Parce qu'on ne peut pas résoudre à se lâcher, c'est tjs mes lèvres collées aux siennes que je me dirige vers la sortie, il me suit, scotché à mwa. A l'aveuglette il faut saisir la poignée, ouvrir la porte derrière mwa, les yx fermés, la bouche occupée, ne pas se la prendre ds la tête et puis évoluer ds le couloir, toucher le mur du bt des doigts, histoire de pas valdinguer ds l'décor. Mwa qui ne connaît encore que peu les lieux, pinaille, mais j'peux vmt pas me détacher de lui, c'est mission impossible, et Tom Cruise, mm s'il serait arrivé, je n'en aurais rien eu à cirer !
Le bras tendu à l'arrière je rencontre le mur qui fait face à l'escalier. Il me serre encore contre lui, et c'est encore un jeu buccal qui ns anime ! L'escalier...que faire...qu'est c'que je fais ?! Je tente, ac brio, ac ses mains ds mon dos. C'est la première marche que je prends de derrière, à reculons, son front contre mon front. Il me suit mais je crois qu'il réalise plus bien cmt sa maison est faite, et que ce qu'il est en train d'opéré, c'est une descente aveugle de son escalier, une groupie aggripée à lui...
Ah ça !! Une marche, deux, puis trois....quatre ? Peut-être pas; il murmure un: "t'es folle !!", je lui réponds "twa aussi t'es fou, alors suis-mwa"...mais il préfère me "plaquer" contre la rambarde et finir le baiser en sécurité..."sécurité", le terme est sans doute un peu exagéré, ns 2, perchés, ds cet escalier, en équilibre sur une marche d'à peine 20 cm de côté...
Ce fut bref ce p'tit séjour chez lui, en ce mercredi après-midi, à peine 2h et demi...à explorer sa chambre à la recherche de ts les trucs qu'il avait fabriqués enfant: poterie, peinture, trucs bizarres...,le charrier sur sa collec' de pierres/fossiles, sur ses posters partt, svt de gpes qu'il écoute mm pas ou de figures de skate qu'il maîtrise pas encore, sur tt ce que je trouve de marrant, autant dire, il a vu une délurée parcourir sa piaule pdt 1 demi-heure, à tt regarder !!
Et puis y'a eu le pouf, ds lequel j'ai sombré, ds un cri parce que je pensais pas que la chose était en si piteux état...défoncé c'était d'un inconfort absolu. Et puis il y eut lui assis en face de mwa. Lui et ses cheveux qui me tendaient les bras, ds lesquels j'ai fini par faire des papouillons, ses mains sur mes cuisses, et le bisou premier. Enfin non, il y en avait eu avt, mais là disons que c'était le premier sobre. Et puis le deuxième. Lui qui me retrouve ds le pouf, lui qui s'enfonce dedans et vient se lover contre mwa. Et puis le reste, bon ben voilà, tt l'tralala d'une pause loin de tt, du monde, des autres.
J'voulais être nulle part ailleurs et je suis restée là, entre ses bras. Un beau cadeau pr une belle réveuz', affublée somptueusement du + beau des vêtements: lui.
Rah la la, comme pas assez svt, c'était de l'irréel ds ma réalité...
L'odeur de la clope brûlée et de l'anis propagé. Moune a pleuré.
J'en suis troublée. Bcp de choses me perturbent en ce moment mais là, c'est + fort, c'est Maman.
Réconforter sa mère qd on a 16 ans, c'est pas faisable. Parce qu'on s'y prend mal. Parce qu'on ose plus trop la prendre ds ses bras, parce qu'on pleure aussi de la voir comme ça, parce que les bisous réconforteurs et les paroles trop rares comme les "je t'aime" que je lui dis jms, ne veulent tjs pas sortir et restent bloqués quelque part ds mes cordes vocales.
Alors rien trouver d'autre à dire que: "bon ben à demain, j'prends à 8h, comme d'hab', bonne nuit M'man...", et se taper la tête contre le mur une fois ds sa chambre.
Qu'on est con qd on a 16 ans.
Bientôt 17 et c'est pas brillant. Ca m'fait flipper de les avoir, déjà que j'en fais à peine 14...
C'est trop de responsabilités 17 printemps. Et le 8 juin m'attend bientôt au tournant...
Aborder un truc fou. Sûrement inabordable. Mais je veux. Après ce devoir loupé de bio vendredi et ce 3 en maths collecté mardi matin je prends ma décision le jour mm: je ne peux pas aller en term S, c'est contre mwa. Autant bouffer des épines. Je louperai mon bac et passerai une année de + à me lamenter de rien piger. Je veux faire ce qu'il me plaît. Comme une term L par exemple. Les langues, l'étude d'oeuvre, la réflexion, le ni-oui ni-non, ça ça m'parle, ça je le fais, le modélise, j'en apprends, je me construis là-dedans. Ttes les conneries de a+b admises, ac un faux et un vrai défini sur un intervalle de formules barbares je n'en veux plus. Et je ferai tt pr parvenir à ma faim. Ma faim d'avoir enfin le ventre rempli de connaissances qui me plairont, ds lesquelles j'aurai tt appris.
Voir si le tt est envisageable. J'aurai la réponse bientôt. Rencontrer le proviseur-adjoint, voir ce qu'ils débattent de mwa en conseil de classe, la totale vendredi. Ds la semaine prochaine, mon sort devrait être fixé. J'aimerais tant qu'on puisse me faire sourire, une fois n'est pas coutume, ds une salle de classe.
Nom didjû !
J'écris un scénar', c'est parti. A envoyer avt le 15 juin. J'bosse dessus depuis cet aprèm', j'ai une rage incroyable, trop d'idées qui viennent et tt ça à mettre en place. J'aime. Laisser le fil de mes pensées, regarder le bouillon d'imagination qui se cuisine ds ma tête, gratter des feuilles, écrire trop gros, trop illisible dessus, ne jms aller jusqu'à la dernière ligne, parce que ça fait moins brouillon. Etre mwa-mm en exaltation.
Et me dire que j'ai des envies: le revoir, au + vite, retourner à écrire, encore et encore, danser ac les farfadets qui m'attendent ds ma chambre, les farfadets sortis de mes rêves.
Je suis enfin ce que j'aime depuis une semaine. Un peu moins humaine, je côtoie le Petit Prince sur sa microcosmique planète.
Héhé...
|Pix: parce que The Libertines font tjs des putains de photos...et que, comme tt le monde, j'adore !!|